Lull, Portraits

Musique
Les Trois Baudets (Paris)
29 septembre 2015
Nouvel album « The Epilogue », disponible

Florian Pessin. chanteur-guitariste n'en est pas à son coup d'essai avec ce premier album. Il a déjà enregistré 4 Ep's en solo. Mais l'histoire commence réellement lors d'un séjour prolongé à New York, où il se produit régulièrement. Là-bas, l'écriture en anglais lui devient naturelle. Durant l'été 2011, il a l'occasion de jouer dans des festivals tels que Musilac, les Déferlantes d'Argelès sur Mer, Beauregard, le Cabaret Frappé et les Allées Chantent. Les bases de son identité artistique sont posées.

À son retour en France fin 2011, Florian s'entoure de musiciens et entame l'écriture d'un premier album: The Epilogue. Tel un jeu de piste, la conception du disque est alimentée par des lectures et des références cinématographiques. Entre poésie et cinéma de la nouvelle vague, l'album aborde la fragilité des sentiments et le moment de leur mutation, de l'innocence à l'adultère, de la légèreté à la tristesse. C'est le mélange des couleurs qui fait la richesse de ce disque. Alors que les influences thématiques sont plutôt françaises, c'est du côté Nord-Américain que Lull s'y retrouve musicalement. Le disque parvient à un équilibre entre folk, soul et rock et la voix, singulière, fait le lien entre les morceaux et porte toujours l'émotion quand la musique l'exige.

L'enregistrement s'est déroulé sous l'oreille attentive de Frédéric "Brain" Monestier. La base des titres est jouée live avec tous les musiciens dans la même pièce, pour retrouver le son, l'énergie et la cohésion dont le groupe fait preuve en concert. Certains morceaux font appel à des guests : section cuivres sur "Wasted Afternoons"; Jose de "Jose and the Wastemen" sur "Y ou can't make ra in anymore"; Loreto, un ami New Yorkais (avec qui Lull a collaboré sur l'Ep "Songs from a Brooklyn Tunnel") pose instinctivement son piano sur quatre titres.

Sur scène, c'est en trio que Lull donne vie aux morceaux de l'album. Florian Pessin, guitariste-chanteur, est entouré de Thomas lbagnez (Settled in Motion) à la batterie et de Pierre Martin (Mig) à la basse. Les morceaux oscillent avec subtilité entre déferlement d'énergie et retenue, tels une photographie contrastée ou plutôt comme un film, dans lequel la narration vous emporte immédiatement mais laisse place à l'imprévisible. Ou premier chapitre jusqu'aux dernières lignes. Celles du dénouement, celles de l’épilogue.

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