Sarah Zeppilli, Portraits

Musique
Les Trois Baudets (Paris)
13 janvier 2016


« Artiste poético-pop, Sarah Zeppilli colore ses chansons élégantes et mélodies sonantes de ses racines italiennes et voyages ensoleillés. Un don pour faire vivre les mots, à la lumière de sa voix mélodieuse, de cordes romantiques mêlées à des guitares électriques. Et l’invitation à partager sa gracieuse fragilité. C’est la force de Sarah Zeppilli et de ses Larmes d’homme ».

Sarah est née dans la douce folie d’une famille desaltimbanques nomades et exubérants qui lui ont légué la nécessité de la musique et un certain goût pour les voyages : Pietro, le grand‐père italien, pianiste de jazz aux côtés de Django, Trenet... et Lily, la grand‐mère qui se levait la nuit pour jouer du piano et chanter. Sarah prend donc tout logiquement ses premiers cours de chant... en Inde. Pour se rendre chaque jour à l’école de musique de Pondichéry, elle traverse l’ancienne ville coloniale et s’enfonce dans les ruelles poussiéreuses de la ville. La couleur des bougainvilliers, la chaleur et l’humidité, l’odeur puissante du jasmin tressé dans la chevelure des femmes : le chant a pour elle le délicieux goût de l’ailleurs.

Et ses influences musicales la portent tout autant vers la chanson française (Gainsbourg, Berger, Sanson, Keren Ann, M), le jazz ou la bossa (Caetano Veloso, Brad Mehldau, Norah Jones), la folk (Tim Hardin, Neil Young), ou la musique minimaliste (Glass, Steve Reich).

Gorée, Londres, Le Cap‐Vert, Rome, Bombay, le retour à Paris n’est pas la fin du périple, bien au contraire: le chant devient alors chanson, écriture, une exploration de l’âme et du corps, un voyage vers les autres... Sarah part à leur rencontre et écrit comme elle aime courir le monde : avec ses 5 sens.

Après des concerts à Paris et ailleurs, les premières parties de Zaz, Thomas Dutronc, ou Da Silva, une B.O partagée avec Rover, deux Ep et des featurings avec Orwell et Diassibo Tchombiano, les «Larmes d’homme » couleront début 2015.