Yves Jamait

Musique
Olympia Bruno Coquatrix (Paris)
5 novembre 2019


Ses nouvelles chansons arpentent donc des douleurs avec une infinie douceur. Il reprend quelques-uns des mots de Victor Hugo pour évoquer un deuil dans Dès l’aube, évoque avec une tendre colère le suicide de son «régi-frère» David dans Qu’est-ce qui t’a pris, explore le mal d’être dans Insomnies. À chaque fois, le trio colore de danse une mélodie qui emballe la noirceur. «Parfois, ils élargissent l’horizon, ils emmènent la chanson ailleurs que je l’imaginais. Mais jamais trop loin.» Les indignations citoyennes d’Yves Jamait nourrissent plusieurs de ses nouvelles chansons : Les Mêmes qui s’interroge sur l’uniformisation des modes de vie, des médias et des imaginaires à travers le monde ; Celles qui ose brandit l’oriflamme du combat féministe au masculin ; Le Maillon qui exprime la colère des individus persuadés qu’«ils» nous trompent… Et il aime toujours dire qu’il aime, de la rêverie à la félicité amoureuse (Vivre avec toi, Si tu pouvais) et à l’amitié (Pas les mots, adressé à Didier Grebot). L’auteur de chansons est aussi un amoureux d’écritures.